Les céréales progressent toujours sur Euronext
L’incertitude demeure toutefois sur le marché à terme européen, sur fond de tensions géopolitiques.
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« L’indécision reste le maître mot sur les marchés européens en cette fin de mois, avec des cours hésitants, indiquait ce matin Argus Media dans sa note quotidienne. La correction observée sur les céréales après le mouvement haussier de la semaine dernière demeure timide, même si, fondamentalement, l’offre reste suffisamment abondante pour limiter un franchissement rapide des niveaux de résistance », ajoute le cabinet. Les tensions géopolitiques sur le dossier iranien génèrent aussi de la sensibilité sur le marché des grains.
Du côté des échanges, Argus Media rapporte une demande internationale dynamique en blé. L’Algérie avait lancé un appel d’offres en milieu de semaine, suivi dorénavant par l’Arabie saoudite pour 655 000 tonnes de grains. « La compétition entre les origines mer Noire et Australie sera particulièrement surveillée sur ce dossier », juge le cabinet.
Jeudi 26 février 2026 sur Euronext, la tonne de blé clôturait à 193,25 € (+ 0,25 € par rapport à la clôture précédente) sur l’échéance de mars, et à 197,75 € (+ 1,25 €) sur l’échéance de mai. La tonne de maïs clôturait quant à elle à 203,50 € (+ 11,00 €) sur l’échéance de mars, et à 192,75 € (+ 1,25 €) sur l’échéance de juin.
Ce vendredi 27 février, vers 11h30 sur Euronext, la tonne de blé s’établissait à 194,00 € (+ 0,75 €) sur l’échéance de mars, et à 199 € (+ 1,25 €) sur celle de mai. La tonne de maïs se présentait à 207,25 € (+ 3,75 €) sur l’échéance de mars, et à 193,50 € (+ 0,75 €) sur l’échéance de juin.
Le Mexique aux achats
À Chicago, le blé américain « reprenait son souffle » en milieu de semaine, malgré « un déficit hydrique notable » dans certaines régions, soulève Argus Media. « La situation demeure particulièrement préoccupante au Texas, où les retours de terrain font état de conditions difficiles », ajoute le cabinet.
Les ventes hebdomadaires à l’exportation se sont quant à elles « inscrites dans le bas de la fourchette des attentes » : elles sont de 243 000 tonnes pour le blé et de 686 000 tonnes pour le maïs selon les données enregistrées par l’USDA, le ministère américain de l’Agriculture. En blé, « le principal acheteur était le Mexique pour 135 300 tonnes », précise Sitagri. Selon le cabinet, c’est aussi le Mexique qui a acheté le plus gros volume de maïs, pour 373 600 tonnes. Argus Media note une nouvelle vente exceptionnelle de maïs à destination du Japon pour un volume de 178 000 tonnes, « confirmant la dynamique positive vers ce pays ».
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